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  • Photo du rédacteurThibaut Pilatte

Certains animaux imitent les fourmis


Myrmarachne formicaria

Myrmarachne formicaria ©Pierre Bornand



Le mimétisme est lorsqu’une espèce imite un végétal ou un animal. Il en existe plusieurs dizaines. Les plus connus sont très bien expliqués dans cet article du média “Espèces menacées”. Ici seul le mimétisme portant sur les fourmis sera développé, c’est ce qu’on appelle le myrmécomorphisme.


Une fourmi imitant une autre fourmi


Au Brésil, une espèce de fourmi a récemment été découverte, Cephalotes specularis. Cette espèce imite Crematogaster ampla, une autre espèce de fourmi réputée pour son agressivité. En plus de son aspect physique, elle reproduit également les mêmes comportements ! En jouant les imposteurs, elle peut ainsi tranquillement parasiter la colonie et piller les réserves de nourriture. Ainsi, sur une étude, 89% des colonies de Crematogaster ampla étaient parasitées.


Dasymutilla occidentalis

Dasymutilla occidentalis ©Judy Gallagher



Chez les insectes


Un grand nombre d’espèces de mutilles (mutilidae) pratiquent le myrmécomorphisme. Ces hyménoptères, appelées fourmis de velours, sont des guêpes solitaires en général assez colorées. Elle cherche à parasiter les colonies d’insectes notamment chez les fourmis et pondre à l’intérieur. La distinction entre cette famille et les fourmis n’est pas évidente à l’oeil nu. Les mutilles ne possèdent pas de pétiole. Il s’agit de l'articulation faisant la liaison entre l’abdomen et le thorax chez les fourmis.

L’azuré des mouillères (Phengaris alcon) est un papillon qui parasite les colonies de fourmis du genre Myrmica. La larve émet des phéromones pour se faire passer pour une fourmi. Si une ouvrière la découvre, elle la ramène au sein de la colonie pour la nourrir pensant qu’il s’agit d’une larve de fourmi ! Ce stratagème peut durer des mois voire 2 ans jusqu’à la transformation en papillon. A ce moment-là, l’émission des phéromones s'arrête. Le papillon doit alors s’extirper le plus vite possible de la fourmilière avant d’être attaqué.


Leptorchestes berolinensis

Leptorchestes berolinensis, la première paire de pattes relevées afin de rappeler les antennes de la fourmi ©Nadja Baumgartner



Chez les araignées


Certaines araignées pratiquent le myrmécomorphisme notamment certaines salticidae. C’est le cas de Myrmarachne formicaria dont le nom est évocateur ou encore des espèces du genre Leptorchestes. Chez les arachnides, l’objectif de ce mimétisme est double : éviter la prédation et approcher plus facilement les proies afin de les attraper pour les manger.



Références :


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