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  • Photo du rédacteurThibaut Pilatte

La technologie et l'IA au service de la cause animale ?



C’est un fait, le Monde d’aujourd’hui est de plus en plus connecté. Ordinateurs portables, téléphones, montres, trottinettes, voitures électriques, frigos… la technologie est de plus en plus présente. L’impact sur l’environnement ? Ces appareils demandent une production d’énergie en hausse constante. Les matières premières pour leur fabrication posent également un problème environnemental. Tout ça a un impact, que ce soit par le réchauffement climatique ou encore un impact direct et visible sur l’habitat. C’est le cas des mines d’or en Amérique du Sud où l’environnement est perturbé et l’eau des rivières se retrouvent polluées.

Mais la technologie permet également d’avancer sur la compréhension du monde animal et de sa protection. De là à compenser ses effets néfastes ? La question se pose.



l’intelligence artificielle au coeur du terrain


A l’heure de la 6ème extinction de masse, le temps presse. Certaines espèces disparaissent avant même d’avoir été découvertes. L’intelligence artificielle (IA). Il s'agit de l'ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l'intelligence humaine (raisonnement, apprentissage…).

Elle offre un gain de temps précieux aux scientifiques et permet de traiter un grand nombre de données rapidement. Les enquêtes sur le terrain sont coûteuses, elles prennent du temps et le besoin de main d'œuvre est important. L’IA utilise des algorithmes pour analyser les images prises par les drones pour identifier des animaux. Y compris à travers la végétation. Ces techniques permettent de mieux comprendre le déplacement des animaux et de mieux répertorier les espèces afin de les protéger. Le recensement de la faune nocturne est aussi bien plus facile.



Identifier les individus


Pour bon nombre de programmes de conservation, il est primordial d’identifier les individus afin de connaître le potentiel génétique, l’aire de répartition ou l’évolution d’une population. C’est le cas en France pour le lynx boréal (Lynx lynx lynx). La population française est estimée à 120-150 individus matures. L’identification des individus se fait par des photos prises par des pièges photographiques. Chaque lynx a un pelage différent, comparable à un code barre. Un logiciel permet d’identifier chaque individu et de mieux suivre cette population.



Les sciences participatives


Qui saurait reconnaître un pouillot véloce ou une rousserolle effarvate en France ? A part les ornithologues et les passionnés, peu de monde. La connaissance du monde du vivant est aujourd'hui restreinte à quelques personnes. Afin de la démocratiser et sensibiliser sur la biodiversité qui nous entoure, les sciences participatives en ligne se sont multipliées. C’est le cas notamment d’Inaturalist. Créé d’un partenariat entre National Geographic Society et le l’Académie des sciences de Californie, ce logiciel aide à identifier les espèces à partir de photos. Aidé par un réseau de passionnés, il est très performant et continue de s’améliorer. Pour un grand nombre d’observations, il permet au moins d’aller jusqu’au au genre.

En France, il existe l’application INPN Espèces pour les espèces de l’hexagone. Pour les oiseaux, il y a également l'application e-birds.

Même le géant américain Google s’y met en lançant il y a quelques années son application Wildlife Insights.



Des robots


Les caméras traps continuent d’être utilisées dans le monde entier et fournissent un grand nombre de données. Aujourd’hui une nouvelle alternative existe, les robots. C’est ainsi qu’un robot paresseux, Slothbot en anglais, étudie la biodiversité sans la déranger. Pouvant se déplacer sur un câble de 30 cm, il étudie l’environnement, la biodiversité, l’humidité et même les virus grâce à ces capteurs et caméras. Ses besoins énergétiques sont faibles du fait de sa lenteur et permettent des études sur le long terme. Un avantage sur les drônes qui ne peuvent rester longtemps sur place. L’expérience est encore au stade d’expérimentation dans un jardin botanique en Géorgie aux Etats-Unis mais elle devrait s’étendre en Amérique du Sud.



Références :


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